Italie : le gouvernement de Giorgia Meloni restreint les aides sociales à l’occasion du 1er-Mai

Le gouvernement italien a choisi le 1er-Mai pour réduire les prestations sociales accordées aux Italiens les plus pauvres, une décision qualifiée de ‘provocation’ par l’opposition et les syndicats.

Remplacement du ‘Revenu de Citoyenneté’

La leader d’extrême droite Giorgia Meloni a annoncé le 1er-Mai que le ‘revenu de citoyenneté’ serait remplacé par un ‘chèque d’inclusion’ dès le 1er janvier prochain, pour un coût de 5,4 milliards d’euros par an. ‘Nous réformons le revenu de citoyenneté pour faire la différence entre ceux qui sont capables de travailler et ceux qui ne le sont pas’, a déclaré Meloni, qui est au pouvoir depuis octobre.

Le ‘chèque d’inclusion’ sera réservé aux familles composées de personnes présentant un handicap, de mineurs ou de plus de 60 ans. Il sera plafonné à 500 euros par mois, auxquels s’ajouteront 280 euros pour les foyers non propriétaires de leur logement. D’une durée de 18 mois, il pourra être renouvelé pendant un an après une carence d’un mois.

Un ‘Instrument d’Accès à l’Activité’

Le gouvernement introduit également un ‘instrument d’accès à l’activité’ professionnelle : pour les personnes aptes à l’emploi, la participation à des formations ou des ‘projets utiles à la collectivité’ devient obligatoire, moyennant une indemnité de 350 euros par mois maximum durant un an. Le coût pour l’Etat est estimé à 2,1 milliards d’euros en 2024.

Selon l’Institut italien de la statistique (Istat), le ‘revenu de citoyenneté’ introduit en 2019 par le gouvernement Cinq Etoiles a permis de sortir un million de personnes de la pauvreté. Toutefois, la moitié de celles appartenant aux catégories les plus modestes ne le perçoivent pas.

Critiques de l’Opposition

Opposition et syndicats ont vertement critiqué le gouvernement pour avoir convoqué un Conseil des ministres sur ces sujets précisément un 1er mai. ‘Un gouvernement sérieux ne se réunit pas le 1er mai pour condamner les jeunes à la précarité à vie, annihilant leur rêve d’avoir un logement et des enfants. Il se réunit pour introduire un salaire minimum légal’, a réagi l’ancien Premier ministre (Cinq Etoiles) Giuseppe Conte.